Blog

  • Nine d’Urso (George Sand sur France 2) se confie sur la mort de son père quand elle avait 12 ans (Voici)

    Nine d’Urso (George Sand sur France 2) se confie sur la mort de son père quand elle avait 12 ans (Voici)

    Nine d’Urso (George Sand sur France 2) se confie sur la mort de son père quand elle avait 12 ans (Voici)

    Nine d’Urso est à l’affiche de son premier rôle principal : George Sand, pour la mini-série La Rebelle : Les aventures de la jeune George Sand, diffusé sur France 2. Le décès de son père lorsqu’elle avait 12 ans a sans nul doute marqué sa carrière.

    L’aînée d’Inès de La Fressange, Nine d’Urso, prêtera ses traits à George Sand dès ce lundi 14 avril sur France 2, dans la mini-série La Rebelle : Les aventures de la jeune George Sand. Si le choix s’est immédiatement porté sur la jeune actrice de 31 ans, ce n’est pas une coïncidence. Le producteur de la série, Georges-Marc Benamou a confié au Figaro : « Le coup de foudre pour Nine a été immédiat, elle était le personnage ». George Sand est une célèbre romancière du 19ème siècle. Dans cette optique, « le critère numéro un du casting » pour les réalisateurs de la mini-série était de « pouvoir croire que cette femme a écrit de grands romans ».

    Pour se préparer au rôle, l’actrice y a mis tout son cœur : « J’ai voulu lire le maximum de son œuvre (…), j’ai aussi dû apprendre à monter à cheval, jouer du piano, utiliser une plume … ». La jeune femme qui a récemment déstabilisée Louane dans Quelle époque poursuit : « Je suis allée à Nohant, chez elle, j’ai pris des notes, c’était presque un voyage scolaire. » Un goût pour la comédie qu’elle a réellement développé après la mort tragique de son père.

    Nine d’Urso, fille d’un top model et d’un marchand d’art : comment s’est-elle passionnée pour la comédie ?

    Nine d’Urso avait 12 ans quand son père est brutalement décédé, à l’âge de 55 ans. « Mon père était lettré et ma mère est brillante », confie-t-elle au Figaro. Mais c’est après ce drame qu’elle se découvrira une vraie passion pour les arts de la scène. Un ami de la famille a alors tenté de l’aider à sortir la tête hors de l’eau, « en l’emmenant au théâtre deux fois par semaine ». De cette routine est née son amour pour la comédie.

    Si elle se prédestinait à devenir professeur de philosophie, l’actrice avait entamé un double cursus, un master en études théâtrales et en philosophie à l’Ecole normale supérieure. Après avoir terminé son mémoire, celle qui s’est confiée sur son histoire d’amour avec une fille a préféré démissionner pour se consacrer pleinement à sa carrière de comédienne. Elle se formera à L’école du jeu à Paris puis à L’école du Nord, à Lille.

    Mort de Luigi d’Urso : de quoi est mort l’ex-mari d’Inès de la Fressange et père de ses deux filles, Nine et Violette d’Urso ?

    Luigi d’Urso, brillant marchand d’art, est décédé le 23 mars 2006 à Paris, à l’âge de 55 ans. Ses filles, Nine et Violette, n’avaient que 12 et 6 ans à l’époque. C’est dans son premier roman, Même le bruit de la nuit a changé, publié en 2023, que la cadette a révélé les causes de la mort de son père : il a succombé à une crise cardiaque liée à sa toxicomanie et sa dépendance à l’héroïne. « La perte d’un parent, quand on est enfant, est une expérience de deuil particulière. On est détruit au moment même où l’on se construit », révélait-elle.

    Pour combler l’absence de son père, Violette d’Urso s’est « emparée » de ses vêtements, comme l’a révélé son aînée au Figaro. « Elle se les est appropriés. La mémoire c’est aussi un dialogue. Moi, j’ai une tendance à fanatiser les objets, j’ai envie de tout mettre sous vitrine. Mais désormais, je porte également les vêtements de mon papa », a-t-elle précisé.

    Face à cette tragédie, leur mère Inès de La Fressange confiait au début du mois dans une interview pour Paris Match, qu’elle a misé sur l’optimisme à tout prix pour continuer d’élever ses filles après ce drame. : « Elles considèrent que c’est un défaut. J’ai hérité du ‘Never explain, never complain’ de ma grand-mère. » Ça n’empêchera pas Nine d’Urso de confier : « J’ai beaucoup d’admiration pour ma mère, son parcours, ses points de vue. Et c’est une chance d’être sa fille. »  Incontestablement le plus beau des compliments.

                                                                                                                                                                                                                        Par Eléonore Beltran.

    L’article est à retrouver directement sur Voici.fr en cliquant sur le titre*. 

  • Anna Gautron, externe en médecine générale : «J’aime mes études autant que je les déteste. »

    Anna Gautron, externe en médecine générale : «J’aime mes études autant que je les déteste. »

    Anna Gautron, externe en médecine générale : « J’aime mes études autant que je les déteste. »

     

    D’après une enquête « Santé mentale 2024 des étudiants de médecine générale », publié par France-Inter, un étudiant en médecine sur deux déclare des symptômes anxieux et 27% disent souffrir d’épisodes dépressifs caractérisés. Ces chiffres sont-ils représentatifs d’une situation véritablement alarmante ? Rencontre avec Anna Gautron, étudiante de 21 ans en 4ème année de médecine. 

    Comment te sens-tu en ce moment ? 

    Pour nous, c’est le début du semestre donc la pression est un peu redescendue après les partiels. Mais honnêtement peu importe le moment de l’année, en externat il y a constamment une pression à supporter (l’externat correspond à la 4e, 5e et 6année de médecine qui vise à préparer le concours du choix de spécialisation ndlr). De toute façon, il ne faut quoi qu’il arrive pas être trop fragile psychologiquement.

    Qu’est ce qui t’a motivé à faire des études de médecine ? 

    Durant mes années lycée j’ai adoré mes cours en sciences et en physiques. J’avais très envie de poursuivre mes études dans une branche scientifique. Je voulais également m’orienter dans le soin de la personne, l’accompagnement, et surtout faire du bien aux patients. Donc ce sont les études de médecine qui m’ont semblé les plus adéquates pour croiser toutes ces compétences. 

    Il y a beaucoup d’idées préconçues autour des études de médecine, notamment à propos de la première année. Est-ce qu’elle est aussi terrible que ce que l’on pense ? 

    C’est une question de point de vue. Dans un sens, oui, car la quantité de travail est énorme, c’est une organisation très lourde qu’on peut rapidement subir. On est aussi totalement coupé de notre vie sociale. Mais il faut se dire que c’est 8 mois de sacrifice. Je pense que ceux qui réussissent sont ceux qui s’y sont bien préparés mentalement. Après tout, ce sont quand même des études qu’on a choisies, les matières sont passionnantes. On ne peut faire ces études par défaut, il faut penser à l’objectif final qui permet de s’investir pleinement. 

    Tu as validé ta première année de médecine en même temps qu’une réforme importante, quels impacts ont eu cette réforme sur ton année ? 

    Cette réforme des programmes a engendré d’énormes problèmes d’organisation au sein de la faculté. Parfois, il y avait des questions auxquelles ni les professeurs ni l’administration n’était capable de répondre. Il y a eu aussi des modalités d’examens qui ont changé au cours de l’année. Ça a totalement perturbé notre façon de s’y préparer, chose dont on n’a absolument pas besoin en première année de médecine.   

    Tu penses que les chiffres partagés par cette étude sont révélateurs d’une situation frappante de la part des étudiants en médecine ? 

    Oui totalement. Ce sont des études dans lesquelles on est très peu considéré en tant qu’étudiants. En stage par exemple, on est un peu laissé à l’abandon. Les médecins sont débordés, je ne leur jette pas la pierre, mais on est censé apprendre dans des hôpitaux qualifiés de centre hospitalier universitaire (CHU). Pour beaucoup d’entre nous, ces stages se passent mal, car finalement aucun médecin n’a le temps de nous enseigner quoi que ce soit. Ajouter à cela la pression constante d’un concours à préparer, la charge mentale est très lourde, et on peut rapidement se sentir isolé. 

    La France subit une pénurie de médecin dans différentes spécialités, penses-tu que cela a un lien de corrélation avec la difficulté du parcours universitaire pour le devenir ? 

    C’est une question assez politique. Selon moi, le manque de médecins est aussi dû à l’organisation de la formation. Il faut savoir que le minimum d’années d’études selon son choix de spécialisation est de 10 ans. On manque de médecin, et en parallèle, il en faut aussi pour former les prochains. En plus de cela, les hôpitaux sont débordés, et n’ont pas le temps d’enseigner dans de bonnes conditions. C’est un peu le serpent qui se mord la queue.  

    Au vu de ces chiffres, et de la difficulté de ces études, si tu avais le choix, tu referais les mêmes études ? 

    Oui, mais je pense que c’est une décision à réfléchir mûrement. En sortant du lycée, je pensais que ce serait un « challenge » de dépassement de soi d’une durée d’un an seulement. En vérité, c’est tout le long de mes études que je vais devoir réfléchir de cette façon. Ce sont des études passionnantes, mais qui demandent des sacrifices tout le long. Finalement, je crois que j’aime mes études autant que je les déteste.  

     

    Par Eléonore Beltran

  • Marmande : tensions, solidarité et nouveaux projets au cœur du conseil municipal

    Marmande : tensions, solidarité et nouveaux projets au cœur du conseil municipal

    Marmande : tensions, solidarité et nouveaux projets au cœur du conseil municipal

    Le 27 janvier 2025 s’est tenu le conseil municipal de Marmande. Des sujets variés ont été abordés, comme la rémunération des conseillers municipaux, ou encore l’officialisation de l’événement « Marmande février ». Un don solidaire envers Mayotte et des projets de préservation du patrimoine local ont également été évoquées.

    Le conseil municipal de Marmande a été marqué par des débats sur la rémunération des conseillers, l’annonce de la 3e édition de « Marmande février », ainsi que par des actions solidaires envers Mayotte. Des projets patrimoniaux et culturels ont aussi été traités, montrant l’engagement de la ville sur divers fronts.

    Premières tensions sur la rémunération des élus municipaux, en vue des élections 2026 :

    Lors du conseil municipal, Stéphane Francis, élu d’opposition, a critiqué la faible rémunération des conseillers municipaux, jugeant qu’elle freinait l’implication. Le maire Joël Hocquelet a défendu cette rémunération et la gestion du budget, avant une dispute sur des chiffres. Ce débat s’inscrit dans la préparation des municipales de 2026, où Francis, à la tête de « Marmande Avenir », cherche à proposer une alternative politique.

    La commune lance la 3e édition de « Marmande février » pour célébrer l’amour et soutenir le commerce local : 

    Sur une note plus positive, le maire de la commune a officialisé la troisième édition de « Marmande février », un événement célébrant l’amour dans la ville. Le programme inclut « un marché des amoureux », des renouvellements de vœux, des ateliers créatifs, un bal masqué, et le festival Mondoclowns. Joël Hocquelet a souligné l’importance de ces événements pour renforcer les liens sociaux et soutenir le commerce local.

    Marmande exprime sa solidarité envers Mayotte : 

    Lors de ce conseil municipal, le maire Joël Hocquelet a exprimé la solidarité de la ville envers Mayotte, récemment frappée par le cyclone Chido. Un vote a été organisé pour approuver une subvention exceptionnelle de 5 000 € en soutien aux victimes du cyclone, destinée à la Fondation de France pour la reconstruction de l’île. La proposition a été adoptée à l’unanimité.

    Un lancement de projets pour préserver le patrimoine culturel Marmandais : 

    Plusieurs projets patrimoniaux ont également été discutés, notamment une collecte de fonds pour restaurer la chapelle Saint-Benoît et le relevage de l’orgue Cavalier-Coll. La ville a aussi acquis la sculpture « Le lanceur de javelot » et adhéré à l’association Le Bouclier Bleu pour protéger son patrimoine. Ces initiatives soulignent l’engagement de la municipalité envers la préservation de son héritage culturel.

     

    Par Eléonore Beltran.

     

  • A la banque alimentaire, les caisses sont vides

    A la banque alimentaire, les caisses sont vides

    À la banque alimentaire, les caisses sont vides

    Dans cette zone industrielle animée par les travailleurs, siège la banque alimentaire, un bâtiment grisant de 3000m2. A l’intérieur, les allées se ressemblent, elles sont austères, il y fait froid. Des cagettes de fruits et légumes, des boîtes de conserves, des fleurs…Sont entassées ici et là, parsemées dans chaque couloir de l’entrepôt. 

    Entre ces 4 murs, plus de 250 volontaires aux cœurs chauds se démènent chaque jour à trier les 400 tonnes de dons de denrées alimentaires reçus.

    Ces bénévoles sont issus de toutes les classes sociales ; à la banque alimentaire, il n’y a pas de hiérarchie, pas de supérieur, tout le monde est égal. L’ambiance chaleureuse favorise et encourage le lien social entre ces humains solidaires. Selon Francine, retraitée bénévole : « On a tous une religion, une couleur, ou une culture différente, et ça se passe très bien ». 

    Cependant, si la cohésion et la bonne humeur sont de mise au sein de l’association, les bénévoles déplorent tout de même une importante baisse des dons cette année.

    La collecte rapporte annuellement à la banque alimentaire 400 tonnes de denrées alimentaires. Mais cette année, ceux-ci ont diminué, réduits de 80 tonnes. De nombreuses enseignes de grandes distributions ont introduit les paniers discount à leurs rayons (panier anti-gaspillage). Si la démarche est admirable, elle n’en est pas moins pénalisante pour la banque alimentaire.

    A cela, s’additionnent les dates de péremption de plus en plus réduites, responsables de 10 % du gaspillage alimentaire au sein de l’Union Européenne, soit 88 millions de déchets, selon une étude menée par la Commission de l’UE. 

    Enfin, les magasins Leclerc, qui sont habituellement d’importants donateurs, ne sont, cette année, parvenus à tous participé à la collecte de dons annuels, pour des raisons de logistique, déplorent Thierry, bénévole au sein de la banque alimentaire. 

    Mais malgré tout, les dons se poursuivent :

    D’importants magasins de grandes surfaces comme Lidl continuent les donations. Ces enseignes ayant une faible capacité de stockage, ils effectuent régulièrement des gros tris dans leur stock afin de ne pas gaspiller de denrées alimentaires ; ce qui ne peut plus être vendu sera donné à la banque alimentaire. 

     

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             Par Eléonore Beltran

  • Non, la TVA sur l’eau en bouteille n’a pour l’instant pas augmenté

    Non, la TVA sur l’eau en bouteille n’a pour l’instant pas augmenté

    Non, la TVA sur l’eau en bouteille n’a pour l’instant pas augmenté

    Depuis le 28 novembre au matin, de nombreux articles déclarent que la TVA de l’eau en bouteille va augmenter. Cette information fait suite aux votes des sénateurs, dans le but d’encourager les consommateurs à privilégier l’eau du robinet. Mais attention, car cette nouvelle est à considérer avec précaution.

    Explications. Fin janvier 2024, nos confrères chez Le Monde et Radio France ont fait éclater l’aAaire des eaux en bouteilles. Concrètement, ce scandale dénonce le traitement d’une eau en bouteille qualifiée de « minérale » par son étiquette, mais qui n’en était finalement pas une, car avait avaient subi des traitements de purification semblables à ceux utilisés pour l’eau courante.

    Une mission dont le Sénat s’est auto-saisi

    À la suite de cette affaire, le Sénat avait lancé une « Mission d’information relative aux politiques publiques en matière de contrôle du traitement des eaux minérales naturelles et de source », dans une recherche de protection du consommateur, et d’éviter notamment un problème de santé publique. Cette mission avait permis de mettre en lumière les tromperies de plusieurs groupes, notamment le géant Nestlé waters. L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait alors réalisé une enquête sur les usines de conditionnement d’eau en France. Celle-ci aurait révélé que
    « dans 30 % des cas étudiés, les pratiques étaient non-conformes ».

    Le sénat, regrettant alors « qu’aucune mesure de suivi immédiat n’a été prise pour éviter la mise sur le marché d’eau minérale naturelle ne remplissant pas les conditions requises pour être commercialisées », a, pour donner suite à cette affaire, voté un amendement dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre. Selon l’AFP, l’organe aurait proposé de « supprimer le taux réduit de TVA sur l’eau en bouteille en plastique, actuellement fixé à 5,5% et qui passerait donc à 20% ».

    Une information à nuancer

    Le taux passant de 5,5% à 20% aAole. Différents articles se sont emparés du sujet, déclarant, de façon affirmative, que la TVA de la bouteille d’eau en plastique allait augmenter. Cependant, cet amendement, voté par le Sénat, ne reste qu’une proposition, est n’est donc pas officiel. En effet, d’après des recherches effectuées sur le site institutionnel du Sénat.fr, sur la procédure d’adoption d’un amendement, (soit la proposition de modification d’un projet ou d’une proposition de loi), celui-ci est un droit parlementaire strictement encadré par la Constitution. Pour qu’il entre officiellement en vigueur, il doit être également voté par différentes organes, tels que le Gouvernement. Cependant, le gouvernement n’a pas encore voté cette proposition. A l’heure actuelle, seul le ministre des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, s’est exprimé sur la question, en s’y opposant (de nombreux articles me servant de sources ont croisés cette information). Selon lui, la TVA n’était « pas un outil fiscal incitatif ».

    En l’occurrence, l’information est donc à nuancer. Non, la TVA sur la bouteille d’eau en plastique n’augmentera pas pour le moment, car aucune mesure n’a été officiellement adopté. La discussion est toujours en cours.

     

    Par Eléonore Beltran

  • Focus sur la rédactrice en chef chez Vogue, Anna Wintour

    Focus sur la rédactrice en chef chez Vogue, Anna Wintour

    Le mini portrait d’Anna Wintour

    « Miranda Priestly». Voici comment se nomme la célèbre rédactrice en chef du « Diable s’habille en Prada », roman écrit par l’ancienne assistante d’Anna Wintour, dont celle-ci s’est fortement inspirée. Rédactrice en chef de l’édition américaine du magazine Vogue, ses lunettes noires et son carré mythique ont marqué l’univers du journalisme de mode. Cette femme a su faire sa place dans le milieu pour atteindre aujourd’hui son rang de renommée mondiale. Portrait sur son immense carrière.

    Ses débuts

    Née en 1949 à Londres, elle est la fille de Charles Vere Wintour, rédacteur pour le « Evening standard », et d’Eleonor Trego Baker. Lorsque ses parents se séparent en 1979, son père se remarie à Audrey Slaughter, journaliste ayant fondé plusieurs magazines anglais
    comme « Honey » et « Petticoat ». Anna Wintour a quatre frères et sœurs, dont Patrick Wintour, également journaliste politique au « Guardian » et à « L’observer ».

    Dès son plus jeune âge, la journaliste a toujours su s’affirmer. C’est ainsi qu’à 14 ans, elle contestera l’uniforme en vigueur en raccourcissant sa jupe au sein de son collège.
    Après quelques années à conseiller son père sur son travail, c’est à 21 ans qu’elle entrera pour de bon dans le monde du journalisme de mode, à l’édition britannique du magazine

    « Harper’s Bazaar » en 1970.

    En 1975, la jeune femme décide de poser ses valises à New York, où elle y obtiendra le poste de rédactrice mode au magazine « Harper’s Bazaar », puis « Viva ». Deux ans plus tard, la journaliste deviendra finalement rédactrice en chef, d’abord pour « Savyy », puis pour « New York ». Grâce au travail remarquable d’Anna Wintour à ces diverses postes, Alex Liberman, directeur d’édition du groupe Condé Nast propriétaire du magazine « Vogue », la remarque et lui propose d’intégrer le poste de directrice de création du même magazine en 1983, emploi qu’il concevra spécialement pour elle.

    Sa consécration

    En 1985, elle obtient finalement le poste de ses rêves, et devient rédactrice en chef à l’édition britannique de « Vogue ». Celle-ci contribue considérablement à l’évolution du magazine. Cependant, c’est à New York qu’elle finira par revenir en obtenant son poste actuel, devenant rédactrice en chef de l’édition américaine de Vogue en 1988. Néanmoins, Anna Wintour ne cesse en réalité de viser plus haut, puisqu’il y à 4 ans elle a également été, entre autres, nommée directrice de contenu du groupe d’édition de magazines « Condé Nast », au niveau mondial.

    Cette femme a un flair journalistique plus que célèbre et confirmé dans le monde de la haute couture, ayant notamment mis en lumière de célèbres créateurs tels que Marc Jacobs, avant que son talent ne soit reconnu.

    Bien que le travail d’Anna Wintour soit colossal tant elle est sollicitée, la rédactrice en chef de « Vogue » est intransigeante quant à l’édition du magazine. Connue pour être très discrète, elle se livrera pour la première fois aux caméras en 1999, avec le documentaire « The September Issue », réalisé par R.J Cutler qui lui est entièrement consacré. Il y est alors révélé que celle-ci suit un emploi du temps extrêmement strict et met un point d’honneur à sa ponctualité quotidienne, en arrivant par exemple dans les bureaux de Vogue tous les matins à 8 heures très précisément.

    Ainsi, il est impossible de ne pas accorder ni reconnaître, la réputation légendaire que la journaliste britannique Anna Wintour a bâtie tout au long de son immense carrière, que l’on ne peut qu’admirer, et qui marquera probablement encore de nombreuses générations.

     

                               

                                                                                                                                                                                                  Par Eléonore Beltran

  • Darwin Bordeaux : L’alliance des entreprises et commerces au service de l’écologie

    Darwin Bordeaux : L’alliance des entreprises et commerces au service de l’écologie

    Darwin Bordeaux : l’alliance des entreprises et commerces au service de l’écologie

    C’est le lieu écologique par excellence à Bordeaux. Dans cette ancienne caserne réaffectée, s’est construit depuis une dizaine d’années un véritable écosystème, sous forme de mini village. Ici, entreprises et commerces travaillent en poursuivant le même objectif « éco responsable ». 

    Un écosystème à taille humaine dans la ville. Darwin, construit sur les bases de l’ancienne caserne militaire Niel, a su se construire en tant que site culturel au fil des années une véritable identité éco responsable. Sous le préau principal, un tas de club en cuirs est entassé, favorisant les échanges entre darwiniens ou simples visiteurs. De grandes tables en bois sont également disposées ici et là. Le magasin général, se vendant comme « bistrot réfectoire » du quartier, dénote de l’ambiance chaleureuse que Darwin souhaite mettre en valeur. 

     

    (Préau principale sur le site de Darwin, source : guide-gironde-bordeaux.com)

    Décrit comme « petit village », cet espace de 6500m2 regroupe à lui-même 130 structures et plus de 500 travailleurs. La conciergerie solidaire de Darwin, tenu par Nathalie, concierge d’entreprise, vise à gérer « l’éco coworking » très présent sur le site. « on l’appelle éco working car toutes les entreprises travaillant dans l’espace de coworking sont dans une démarche de transition écologique, et peu importe leur secteur d’activité » confie-t-elle. Et pour cause. Faire la démarche de travailler ici, signifie accepter d’adapter son projet à des pratiques environnementales durables, notamment dans le recyclage et la réutilisation de matériels. Par la suite, un relevé de ces pratiques est calculé mensuellement afin de déterminer les économies que celles-ci ont engendrées. 

    (Devanture de la conciergerie solidaire de Darwin, source : Eléonore Beltran)

    Mais dans Darwin, il n’y a pas seulement qu’un espace de coworking. En effet, en tant que véritable écosystème, on retrouve dans ce petit « village » une boulangerie, une épicerie, un café… Cependant, tout a été pensé afin de demeurer dans la démarche la plus « éco responsable » possible. Flora, 34 ans, collaboratrice en salle du bistro-réfectoire du magasin général confie : « c’est un micro-réseau, nous nous complétons les uns les autres, et tout passe en circuit-court, nous y sommes tenus ». 

    (Devanture du Magasin Général de Darwin, DR)

    Cependant, gare à ne pas se tromper, et cela, les commerçants y tiennent. Certains ne travaillent pas pour Darwin, mais seulement à Darwin. « Cela ne signifie pas de réelles contraintes écologiques si ce n’est évidemment d’être un minimum dans une démarche éco responsable », partage Ludovic, 50 ans, responsable de la librairie indépendante Géolibri. « « J’essaie d’être le plus rigoureux possible, mais de ma propre volonté ». 

    Si les entreprises implantées à Darwin sont encouragées dans cette démarche, c’est notamment car le quartier lui-même le permet grandement. Le lieu a effectivement été entièrement éco réhabilité. Concrètement cela signifie des bâtiments basses consommations, une réutilisation de l’eau pluviale grâce à des équipements hydro-économes, une stratégie zéros-déchet grâce à une recyclerie accessible à tous les travailleurs de la caserne … Ou encore plus simplement la présence de toilettes sèches (uniquement) partout dans Darwin. 

    Que cela plaise… ou non.  

                                                                                                                                                                                 Par Eléonore Beltran.