Mes expériences

Mes expériences

Sur cette page, j’ai choisi de partager mon ressenti à travers mes différents stages, ainsi que les exercices réalisés à l’école.

L’objectif est de donner un aperçu de ce que j’ai appris, des défis que j’ai rencontrés, mais aussi de l’évolution de mes compétences.

À travers ces récits, je souhaite offrir une perspective personnelle et authentique sur mon parcours, en mettant en lumière à la fois mes réussites et mes moments d’apprentissage.

J’y soumets mon CV, en version écrite et vidéo, que je tiens régulièrement à jour. Cela permet de mieux comprendre mon parcours académique et professionnel, et de suivre l’évolution de mes compétences au fil du temps.

Mes CV :


Mon stage à Prisma Media :

Prisma Media, c’est quoi ?

J’ai effectué mon stage de première année au sein du groupe français Prisma Media, une entreprise de presse fondée par Axel Ganz en 1978 (alors baptisée Prisma Presse).

Jusqu’en décembre 2020, Prisma Media était la filiale française du groupe allemand Gruner + Jahr. Après plusieurs semaines de négociations, Vivendi rachète le groupe de presse. Puis, en décembre 2024, Prisma rejoint le groupe Louis Hachette, à la suite d’un projet de scission avec Vivendi. L’actionnaire majoritaire de ces différents groupes est Vincent Bolloré.

Prisma Media publie notamment les magazines Voici, Femme Actuelle, Ça m’intéresse, Télé-Loisirs ou encore Capital. Le groupe compte au total 40 marques de presse.

Prisma Media en quelques chiffres :

  • 309 millions d’euros de chiffre d’affaires net (en 2023)

  • 130 millions de magazines vendus par an

  • 40 millions de lecteurs français en audience globale

Concrètement, 4 Français sur 5 lisent chaque mois un titre appartenant à Prisma Media.

Dans le paysage médiatique, Prisma Media se positionne comme le premier éditeur bi-média de France, en audience print et digitale. (Source : ACPM ONE NEXT GLOBAL 2025 S1)

                                                                              

Voici, c’est la première marque de presse people (pionnière en France) et la deuxième marque féminine du pays. (Source : One Next Global 2024 S1).

Il s’agit d’un hebdomadaire publié chaque vendredi, centré principalement sur l’actualité people et féminine. Pour s’adapter aux évolutions du secteur, Prisma Media a lancé le site voici.fr dans les années 2000.

En format print, Voici vend en moyenne 159 026 exemplaires par parution (DSH 2023-2024), et son site web attire plus de 11,1 millions de visiteurs uniques chaque mois (Médiamétrie Internet Global, octobre 2024).

Le ton du magazine est connu pour être impertinent et moqueur. Sur le site, en revanche, les articles adoptent un ton plus neutre et purement informatif. La ligne éditoriale — people et féminin — reste cependant la même, quel que soit le format (print, web, digital).

La cible de Voici correspond principalement à une femme de 50 ans et plus, résidant majoritairement en province.

Durant mes deux mois de stage à Prisma Media, j’ai eu l’occasion de travailler dans plusieurs rédactions. J’ai ainsi passé le mois d’avril chez Voici, en intégrant différents services au fil des semaines.

Mon mois d’avril s’est découpé de la manière suivante : quelques jours au service féminin, une semaine au print, puis deux semaines au web.

 

  

 La Rédaction de Voici

 

Directrice de la rédaction : Marion Alombert

Rédactrice en chef déléguée Print et Féminin : Gentiane Lenhard

Rédactrice en chef déléguée Digital et Vidéo : Myriam Ferrus

 

Actu :

Responsable éditoriale : Sébastien Sanz

Chef de rubrique étranger, Gossips : Karine Hernandez

Cheffe de rubrique France, Magazine : Cécile Fournier

Chef de service adjoint télé, Loisirs : Vincent Cocquebert

 

Féminin :

Responsable éditoriale Mode Beauté Food : Justine Vos

Cheffe de service Mode : Marion Malabre

 

Voici.fr :

Cheffe de service : Hinde Mebarkia

Cheffe de service adjointe : Marie-Astrid Kunerth

Cheffe de rubrique vidéo : Céline Peschard

 

                 

                                       Mes missions pour Voici

Au sein de la rédaction, mes missions ont été très différentes selon le service dans lequel je me trouvais.

 
Durant ma semaine au print :

Sous la tutelle de Cécile Fournier, cheffe de rubrique France et Magazine, j’ai rédigé plusieurs rubriques récurrentes dans les gabarits de l’hebdomadaire.

La première s’intitule « Zoom ». Il s’agit d’une rubrique dans laquelle le ou la rédactrice met en lumière cinq faits insolites, peu connus, à propos d’une célébrité. Pour rédiger ces cinq textes, il faut effectuer une veille afin de trouver des informations inédites sur la personnalité choisie. Chaque texte doit tenir en 350 signes maximum, tout en adoptant un ton ironique.

La seconde rubrique s’appelle « Le Cercle ». Elle consiste à identifier six personnalités liées, de près ou de loin, au people sélectionné pour le numéro de la semaine. Là encore, les textes doivent être concis (500 signes maximum) et traités de manière humoristique, en précisant les liens entre ces célébrités.

Le choix des personnalités traitées repose généralement sur leur actualité.
Exemple : dans le n°1950, paru le 18 avril 2025, le « Zoom » était consacré à Pedro Pascal, en lien avec la sortie de la saison 2 de The Last of Us, mise en ligne le 14 avril 2025 sur la plateforme Max, où il incarne l’un des personnages principaux.

Enfin, Vincent Cocquebert, chef de service adjoint Télé et Loisirs, m’a également confié la rédaction de deux chroniques.
Ce sont de courts textes de 300 signes, dans lesquels je devais proposer une synthèse du résumé de l’œuvre, accompagnée de mon avis, à propos de romans feel good recommandés par Voici.


Durant mes semaines au web :

Voici.fr produit environ 60 articles par jour, publiés toutes les 18 minutes de 7h à minuit. J’ai travaillé durant mes deux semaines au web pratiquement comme les autres rédactrices du service. Sous la tutelle des cheffes de service et adjointe Hinde Mebarkia et Marie-Astrid Kunerth, les journées se déroulent de la façon suivante : conférence de rédaction à 10h pour exposer sa veille, des sujets qui correspondent et peuvent intéresser la lectrice de Voici.fr. Marie-Astrid nous répartit ensuite les sujets sur lesquels on va partir. Puis vient la partie de la rédaction.

Pour écrire un article sur Voici.fr, il y a plusieurs étapes : dans le logiciel One Web, qui stocke et publie tous les articles de Voici, on lance une recherche pour recenser tous les articles qui touchent de près ou de loin à notre sujet. S’il y en a, il faut parvenir à en faire le lien au travers de notre papier. Exemple : si mon sujet parle de Charlotte Gainsbourg, je vais écrire : Celle qui a récemment déclaré vouloir quitter la France … Et j’intègre le lien cliquable qui mène à l’article sur cette phrase.

Ensuite vient la rédaction du papier. Les choix des titres et intertitres ne doivent pas être faits au hasard, car ils permettent un meilleur référencement sur Google. Idem pour les tags sélectionnés. On inclut un cliché, (sur le web ce sont essentiellement des screenshots, mais parfois des photos d’agence) et on poste ensuite notre papier en prêt pour relecture dans le logiciel. Marie-Astrid, Hinde, ou les autres coordinateurs éditoriaux SEO de Voici.fr le relisent, le corrigent si besoin et le programment pour les 18 minutes qui suivront le dernier article publié.

Tous mes articles pour Voici.fr sont à retrouver sur la page mes articles.

 

Mortelle Adèle Le Mag’ est un magazine bimestriel destiné aux enfants, lancé en juin 2023.

Issu de la célèbre série de BD jeunesse, vendue à plus de 10 millions d’exemplaires en France, Mortelle Adèle Le Mag’est le fruit d’une collaboration entre Prisma Media et Mr Tan & Co, la maison de création fondée par les auteurs Antoine Dole (alias Mr Tan) et Diane Le Feyer.

Le magazine s’est imposé comme le n°1 de la presse jeunesse en vente au numéro, avec une moyenne de 65 000 exemplaires vendus en 2024.

Mortelle Adèle Le Mag’ se décline également en hors-série : Méga Mortelle Adèle – Spécial Jeux. Le ton employé y reste fidèle à celui des bandes dessinées : loufoque, insolent, et toujours adressé directement aux enfants.

Pour en apprendre davantage sur le média, l’interview de ma tutrice et rédactrice en cheffe adjointe de Mortelle Adèle le Mag’, Bénédicte Aubry, est disponible dans la rubrique mes vidéos, ou bien juste ici.

 

        La Rédaction de Mortelle Adèle Le Mag’

 

Directeur Éditoriale : Antoine Dole

Directrice de la rédaction : Marion Alombert

Rédactrice en chef adjointe : Bénédicte Aubry

Scénarios BD : Mr Tan et ChrisPop

Conseillère éditoriale et illustrations : Diane Le Feyer

Coordinateur illustrations : Christophe Leclercq

Directeur artistique : David Renoux

Secrétariat de rédaction : Dominique Cabos

La maquette ainsi que les rédacteurs ne sont pas toujours les mêmes suivant le numéro, l’équipe est malléable.

 

Mes missions pour Mortelle Adèle Le Mag’

La rédaction sort deux numéros hors-série chaque année. Tous les ans, le mois de mai est dédié au bouclage du hors-série spécial grandes vacances, dans lequel davantage de jeux, de BD et d’activités sont proposés aux enfants.
De ce fait, Bénédicte Aubry, la rédactrice en cheffe adjointe de Mortelle Adèle Le Mag’, m’a confié plusieurs rubriques qu’elle rédige habituellement elle-même pour ce numéro spécial :

  • Le générateur de bêtises

  • Le quiz spécial été

  • Un plateau de jeu de l’oie (le « Défizz »)

  • Trois propositions d’activités plage et trois d’activités jardin

  • Des recettes de sauces

  • Un tutoriel pour fabriquer soi-même un éventail

Les missions étaient évidemment très différentes de celles que j’ai eues à réaliser pour Voici, et c’est justement ce que j’ai trouvé très enrichissant dans le cadre de ce stage. Ici, tout est à tester ou à vérifier davantage, puisque le contenu est destiné à des enfants. Il est donc essentiel d’être méticuleux quant aux propositions fournies.

Il faut toujours trouver un juste milieu entre le ton (très) insolent de Mortelle Adèle et la limite à ne pas franchir pour ne pas tomber dans le vulgaire.

Au-delà du travail rédactionnel, dans un magazine aussi marqué par son identité visuelle, j’ai trouvé la collaboration avec l’équipe maquette très intéressante. La forme est aussi importante que le fond, et le travail du rédacteur s’articule étroitement avec celui du maquettiste.
Par exemple, pour la rubrique Petites sauces spécial trempettes !!!, il y a eu un échange constant entre la maquettiste, la rédactrice en cheffe et moi-même, afin de choisir les sauces pour un rendu visuel coloré, de discuter du nombre de signes, etc.

Mortelle Adèle Le Mag’ étant un bimestriel, les réunions sont réparties sur plusieurs semaines. Ce qui m’a également frappée, en comparaison avec un média plus « conséquent » comme Voici, c’est que, la rédaction étant plus restreinte, les missions de chacun sont plus larges que dans un média où les postes sont très cloisonnés. Dans ce cas de figure, les « frontières » entre les rôles sont un peu plus floues.

Le chemin de fer est discuté en permanence jusqu’au moment du bouclage, afin que le directeur artistique, la maquettiste et la rédactrice en cheffe adjointe se mettent d’accord sur la cohérence visuelle, le choix des couleurs, etc.
La plupart des réunions servaient à faire le point sur le travail de chacun, mais aussi à discuter de l’ordre des pages sur ce fameux chemin de fer.
Tandis qu’à Voici, le chemin de fer est scotché au mur des maquettistes et reste très confidentiel : peu de personnes y ont accès, notamment à cause des sujets exclusifs.

Comme je l’ai expliqué un peu plus tôt, le magazine a été créé en collaboration avec l’auteur de la BD, Antoine Dole.
De ce fait, chaque page validée par le directeur artistique, la rédactrice en cheffe et la secrétaire de rédaction est ensuite envoyée à l’auteur. Il faut attendre qu’il donne son aval sur l’ensemble, car il s’implique énormément et se montre très méticuleux quant au contenu du magazine.

Travailler avec tous ces corps de métiers différents a été extrêmement instructif, et je me suis sentie plus que chanceuse d’avoir eu accès à autant d’étapes de la construction d’un magazine, en comparaison à d’autres rédactions où les murs entre les services sont un peu plus « épais ».




Mon stage s’est déroulé en desk pendant deux mois. De ce fait, lorsque j’ai appris qu’il fallait intégrer à mon rapport un événement m’ayant spécialement marquée, je me suis beaucoup questionnée.

Je savais que la plupart de mes camarades feraient potentiellement du terrain, moi non.
Finalement — et je dois le reconnaître — j’ai énormément appris en deux mois, et ce même sans pratique du terrain (qui reste évidemment une partie fondamentale du métier selon moi, et que j’aurai la chance d’exercer, je l’espère, durant mes prochains stages).

J’ai appris ce qu’est la rigueur, le travail en équipe, le fonctionnement et les étapes de construction d’un magazine. J’ai compris que rien n’est laissé au hasard : tout est lu et relu.
J’ai découvert la vie en entreprise et le fonctionnement d’une rédaction, comment les différents services collaborent entre eux. J’ai aussi pris conscience de l’importance de ne pas laisser mourir la presse papier. Il est évident que ce secteur survit aujourd’hui dans un contexte de crise.
C’est donc, globalement, l’ensemble de ces apprentissages qui m’ont marquée durant mon stage.

Cependant, je dois dire qu’il y a finalement bien une chose qui m’a particulièrement touchée, et qui, je suppose, marque tout apprenti journaliste au début de sa carrière : la publication de mon premier article, ainsi que l’apparition de mon nom dans l’ours d’un magazine.

La diversité et la richesse de mon stage m’ont permis d’être publiée pour la première fois au format web (Voici.fr), mais aussi en print (Voici, Mortelle Adèle Le Mag’).

Je suis consciente de la chance que j’ai eue de travailler avec des rédactrices en cheffe qui m’ont fait confiance, et cela dès mon premier stage en journalisme.
C’est évidemment une grande fierté de lire son premier article sur Internet, ou d’aller chercher en kiosque un magazine dans lequel on est publié.