Focus sur la rédactrice en chef chez Vogue, Anna Wintour

Le mini portrait d’Anna Wintour

« Miranda Priestly». Voici comment se nomme la célèbre rédactrice en chef du « Diable s’habille en Prada », roman écrit par l’ancienne assistante d’Anna Wintour, dont celle-ci s’est fortement inspirée. Rédactrice en chef de l’édition américaine du magazine Vogue, ses lunettes noires et son carré mythique ont marqué l’univers du journalisme de mode. Cette femme a su faire sa place dans le milieu pour atteindre aujourd’hui son rang de renommée mondiale. Portrait sur son immense carrière.

Ses débuts

Née en 1949 à Londres, elle est la fille de Charles Vere Wintour, rédacteur pour le « Evening standard », et d’Eleonor Trego Baker. Lorsque ses parents se séparent en 1979, son père se remarie à Audrey Slaughter, journaliste ayant fondé plusieurs magazines anglais
comme « Honey » et « Petticoat ». Anna Wintour a quatre frères et sœurs, dont Patrick Wintour, également journaliste politique au « Guardian » et à « L’observer ».

Dès son plus jeune âge, la journaliste a toujours su s’affirmer. C’est ainsi qu’à 14 ans, elle contestera l’uniforme en vigueur en raccourcissant sa jupe au sein de son collège.
Après quelques années à conseiller son père sur son travail, c’est à 21 ans qu’elle entrera pour de bon dans le monde du journalisme de mode, à l’édition britannique du magazine

« Harper’s Bazaar » en 1970.

En 1975, la jeune femme décide de poser ses valises à New York, où elle y obtiendra le poste de rédactrice mode au magazine « Harper’s Bazaar », puis « Viva ». Deux ans plus tard, la journaliste deviendra finalement rédactrice en chef, d’abord pour « Savyy », puis pour « New York ». Grâce au travail remarquable d’Anna Wintour à ces diverses postes, Alex Liberman, directeur d’édition du groupe Condé Nast propriétaire du magazine « Vogue », la remarque et lui propose d’intégrer le poste de directrice de création du même magazine en 1983, emploi qu’il concevra spécialement pour elle.

Sa consécration

En 1985, elle obtient finalement le poste de ses rêves, et devient rédactrice en chef à l’édition britannique de « Vogue ». Celle-ci contribue considérablement à l’évolution du magazine. Cependant, c’est à New York qu’elle finira par revenir en obtenant son poste actuel, devenant rédactrice en chef de l’édition américaine de Vogue en 1988. Néanmoins, Anna Wintour ne cesse en réalité de viser plus haut, puisqu’il y à 4 ans elle a également été, entre autres, nommée directrice de contenu du groupe d’édition de magazines « Condé Nast », au niveau mondial.

Cette femme a un flair journalistique plus que célèbre et confirmé dans le monde de la haute couture, ayant notamment mis en lumière de célèbres créateurs tels que Marc Jacobs, avant que son talent ne soit reconnu.

Bien que le travail d’Anna Wintour soit colossal tant elle est sollicitée, la rédactrice en chef de « Vogue » est intransigeante quant à l’édition du magazine. Connue pour être très discrète, elle se livrera pour la première fois aux caméras en 1999, avec le documentaire « The September Issue », réalisé par R.J Cutler qui lui est entièrement consacré. Il y est alors révélé que celle-ci suit un emploi du temps extrêmement strict et met un point d’honneur à sa ponctualité quotidienne, en arrivant par exemple dans les bureaux de Vogue tous les matins à 8 heures très précisément.

Ainsi, il est impossible de ne pas accorder ni reconnaître, la réputation légendaire que la journaliste britannique Anna Wintour a bâtie tout au long de son immense carrière, que l’on ne peut qu’admirer, et qui marquera probablement encore de nombreuses générations.

 

                           

                                                                                                                                                                                              Par Eléonore Beltran

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